10 jours au fil de l’eau, sur les bords du Nil, à visiter les trésors de Égypte antique.
Notre cher Hercule Poirot n’aurait pas eu fort à faire pour retrouver notre trace au cours de ces 10 derniers jours. Nous avons établi deux camps de base de cinq jours chacun, à Assouan et à Louxor. Au sein de ces villes, 2 hôtels et à quelques exceptions près, 2 restos qui nous ont beaucoup plu et dans lesquels nous avions nos habitudes. L’un au bord du Nil à Assouan, l’autre sur la rive ouest, la rive calme de Louxor.
Non, nous ne maitrisons pas le langage des hiéroglyphes même si Sandra est probablement plus cousine avec Champollion que Julien. Non, nous n’avons pas doublé le nombre de mots maitrisés en arabe même si nous l’avons un peu enrichi. Oui, après ce passage, on comprend mieux qu’Agatha Christie ait puisé son inspiration ici. Quand on visite ces superbes temples qui bordent le Nil, on est immergé dans Égypte antique (-1500 / - 1000 avJC) : le moyen empire, le nouvel empire avec ses pharaons prestigieux (Thoutmosis III, Ramses II….), leurs œuvres démesurées, leurs offrandes abondantes à Amon, Horus ou autre Anubis. On ressent également, derrière une pièce feutrée d’un temple, l’atmosphère de l’époque avec ses intrigues : les alliances secrètes et trahisons pour la succession du pharaon.
Le Nil est présent partout ici, il est synonyme de VIE pour tous, beaucoup plus que de Mort. Le Nil qui permet d’irriguer sur ses rives une surface cultivable de 5 à 10 km de large, afin de nourrir 83 millions égyptiens. Le Nil qui se laisse remonter par près de 300 ferrys de croisière pour le plus grand bonheur des touristes, première ressource économique du pays. Le Nil encore faisant vivre les felouquiers qui moyennant quelques euros vous emmènent naviguer au rythme du vent. Attention, pour profiter au mieux des felouques l’important est moins l’argent que le temps. Il nous a fallu 3 heures tout de même pour faire le tour de l’île Éléphantine longue de 1km et demi, et encore Julien dû ramer ! Nous avions prévu 3 jours sur le Nil à bord d’une felouque, mais, sans vent, nous nous sommes ravisés…
Le Nil toujours qui permet à Baba Dool de jouir d’une vue extraordinaire depuis sa petite terrasse sur l’île Éléphantine, pour le plus grand bonheur de Sandra & Julien un 9 octobre 2010. Nous ne nous attarderons pas beaucoup plus sur cette après-midi inoubliable passée avec Mustapha le Nubien à discuter simplement en profitant d’un bon thé, le reste est à lire sur l’onglet portrait….
Le Nil toujours qui permet à Baba Dool de jouir d’une vue extraordinaire depuis sa petite terrasse sur l’île Éléphantine, pour le plus grand bonheur de Sandra & Julien un 9 octobre 2010. Nous ne nous attarderons pas beaucoup plus sur cette après-midi inoubliable passée avec Mustapha le Nubien à discuter simplement en profitant d’un bon thé, le reste est à lire sur l’onglet portrait….
Ces 10 jours nous ont permis de visiter tranquillement des temples incroyables. Le sondage au sein du couple Monnery Averous ne permettant pas d’établir un top 3, nous vous livrons nos préférés : l’excursion de 7h AR (départ 03h am) jusqu’à Abou Simbel, à 50km de la frontière du Soudan, pour constater le remarquable travail de l’Unesco qui a préservé ces chefs d’œuvre du lac Nasser ; le temple d’Edfou, sur la route de Louxor, l’un des mieux conservé avec des couleurs éclatantes ; Philae construit au milieu d’une île sur le Nil ; ou encore Hatchepsout la plus grande reine d'Égypte qui fit bâtir ce temple gigantesque au pied d’une paroi monumentale (probablement du 6b voir 6c pour les amateurs de grimpette).
Un autre moment fort de ces visites est sans aucun doute notre escapade en vélo pour nous rendre dans la vallée des Rois à Louxor. Magique ! Ces tombeaux découverts, et d’autres encore fouillés par les archéologues, qui nous emmènent dans des galeries, 100m sous terre, illustrées de superbes hiéroglyphes narrant des scènes d’offrandes aux Dieux, de passage vers l’au-delà, de batailles….
Réveillés à 05h30, prêts à 06h15 pour un tour en vélo vers le temple de Hatchepsout (7km) nous croisons un couple de quinqua qui nous lance « no, we don’t stop at Hatchepsout, we go up to the king valley : not so difficult ! ». Décontenancés, nous ne savons plus qui croire : notre fidèle Routard qui évoquait un trajet très difficile notamment en été « à moins d’avoir un passé de légionnaire » ? Ce couple de quinqua « not so difficult » ? Notre fierté nous poussa vers la deuxième solution. Ce n’est qu’en route, lors de la montée (certes pas si raide mais sous les 32-34°), que la même question nous est venue à tous les deux : « Ce couple, ne seraient-ils pas Hollandais, et probablement bien plus affûtés que nous à vélo ? » Résultat, nous sommes arrivés en haut plutôt en forme, le retour vers 11h sous les 40° fut légèrement plus fatiguant… mais heureusement la sieste est là. Une expérience formidable qu’on vous conseille, mais plutôt en hiver.
Réveillés à 05h30, prêts à 06h15 pour un tour en vélo vers le temple de Hatchepsout (7km) nous croisons un couple de quinqua qui nous lance « no, we don’t stop at Hatchepsout, we go up to the king valley : not so difficult ! ». Décontenancés, nous ne savons plus qui croire : notre fidèle Routard qui évoquait un trajet très difficile notamment en été « à moins d’avoir un passé de légionnaire » ? Ce couple de quinqua « not so difficult » ? Notre fierté nous poussa vers la deuxième solution. Ce n’est qu’en route, lors de la montée (certes pas si raide mais sous les 32-34°), que la même question nous est venue à tous les deux : « Ce couple, ne seraient-ils pas Hollandais, et probablement bien plus affûtés que nous à vélo ? » Résultat, nous sommes arrivés en haut plutôt en forme, le retour vers 11h sous les 40° fut légèrement plus fatiguant… mais heureusement la sieste est là. Une expérience formidable qu’on vous conseille, mais plutôt en hiver.
10 jours marqués par une envie de grands espaces. Après la navigation en felouque et la traversée jusqu’à Abou Simbel, pour la première fois, nous nous sommes élancés dans les airs. Tel Nicolas Hulot, souriants mais toujours attentifs aux gestes du capitaine de la montgolfière, nous avons profité d’une vue incroyable au lever du jour sur Louxor, la vallée des rois, le temple d’Hatchepsout et bien sûr le Nil.
Un passage inoubliable sur les rives animées du Nil. Un fleuve source de VIE et nous espérons d’enVIE de découvrir. Maintenant place au monde de Némo pour 1 semaine de plongée du côté de la Mer Rouge.
by Sandra & Julien
P.S : Encore un grand merci pour vos commentaires ils nous font très plaisir.
Fallait-il vraiment commencer par l' Egypte ?
RépondreSupprimerLes autres civilisations vont-elles supporter la comparaison?
Peu importe, si vous continuez à nous envoyer vos rayons d' Aton !
Bises,
G.
Merci vous deux pour ces très belles photos et ces petites nouvelles qui font bien plaisir.
RépondreSupprimerBonne continuation !
Supers commentaires, on vit les moments avec vous!
RépondreSupprimerPour la plongée, je pense que vous allez passer des instants magiques, la mer rouge étant connue comme l'une des plus belles mer du monde, avec ses pléthores de poissons multicolores & flore marine abondante.
Pensées pour vous,
Mathieu
Bravo pour votre Blog qui le temps de parcourir vos superbes photos et de lire vos commentaires plein d'humour nous permettent pour un court instant de nous échapper de notre bureau, du froid et de la grisaille parisienne !
RépondreSupprimerBonne continuation et bon vent...
A bientôt pour la suite de vos aventures
Katy T.
L'envie d'évasion grandit en moi à la lecture de vos paragraphes... et votre belle plume y est pour quelque chose. Merci de partager avec nous vos impressions, vos rencontres, et vos photos.
RépondreSupprimerOn garde un oeil sur vous !
Bonne plonge, euh... plongée
Liny
J'ai une explication pour vos mollets meurtris de sportifs accomplis ! Le couple devait être outre-manchois (à l'huile d'olive & au thym - hum, je sais, je ne suis pas drôle). L'Anglois, comme chacun sait, est perfide. C'est pour ça qu'on le boute hors de France. Du coup, pour se venger, il fait plein de trucs hyper perfides, du genre "mentir à des Français en leur racontant des salades même si elles ont peu de chances de pousser, vu le climat égyptien". La prochaine fois, munissez-vous d'un arc (façon Jeanne), et à défaut de les bouter hors d'Egypte, bottez-leur les fesses. Voilà.
RépondreSupprimerSalut les cocos! Que vous êtes beaux en voyageurs aventuriers.... Continuez à si bien alimenter votre blog, ce sera peut être le meilleur des catalogues possibles pour choisir la destination de notre voyage de noces.... Mais attention, n'oubliez pas le faire à l'ancienne, style carnet de voyage manuscrit, vous avez le support pour!
RépondreSupprimerBises à tous les deux
Notre impatience est récompensée par de vraies bouffées d’Hélium qui nous tiennent en haleine NON STOP jusqu’aux nouvelles suivantes. Quel bonheur de partager avec vous cette formidable aventure. Merci à vous deux.
RépondreSupprimerBisous
Quelle chance nous avons de vous connaitre et d'avoir le plaisir de vous lire.
RépondreSupprimerContinuez à nous faire rêver.
Nos rêves, pauvres parisiens, se limitant aux macarons de Pierre Hermé, nous ne pouvons pas rivaliser....
Bonnes et belles ballades et grosses bises.