samedi 12 mars 2011

Le sud de la Chine en poésie


Que les noms de Gorges du Saut du Tigre, mont des Dragons de Jade ou autre Yunnan littéralement "au Sud des nuages", appellent à la poésie (amatrice!) quoi de plus normal? En Chine, les paysages invitent à la rêverie, et leurs noms stimulent l'imaginaire, le pas est donc franchi...
Au sein de l'Empire du Milieu, chemin faisant,
Dans la campagne chinoise sculptée par les champs,
Ici, plus qu'ailleurs les pupilles émerveillées,
S'écarquillent devant les couleurs par milliers,
Les lacs et douces rivières aux accents bleutés,
Les montagnes abruptes, temples et forêts sacrées,
Les singes s'amusent non loin des pandas fatigués,
Quand des millions d'hommes s'activent dans les contrés.

Son entrée, le Yunnan, au sud des nuages,
Distille de la douceur à l'étranger de passage.
Dali entre lac Erhai, et ses montagnes,
Une étape rêvée, cafés, vélo en campagne,
Et sans oublier, les gargotes traditionnelles
Les pavés, les toits gris qui façonnent les ruelles.
La vieille Lijiang, grand encrier renversé,
Dont d'étroits canaux alimentent en eau glacée
Les artères, arpentées par des chinois groupés!
Au loin, les fascinants Monts du Dragon de Jade,
Poudrés de blanc promettent une belle escapade.
Le lendemain, aux pieds des monts enneigés,
Les Gorges du saut du Tigre une belle randonnée,
Surplombant un torrent émeraude, les yeux rivés,
Nous sommes fascinés.

Kunming, l'agréable ville du printemps éternel,
Où modernité et élégance s'entremêlent,
Forêt de gratte-ciels entoure le temple local,
Façonne les coutumes à la mode occidentale.
Bienheureux les danseurs font de la résistance,
En plein air, dans le parc du peuple, en cadence.
Dans le train de nuit, les voyageurs se réveillent
Avec face à eux le mystérieux mont Emei
Equipés de crampons ils percent le brouillard
Leurs bâtons frappent les marches, dans les règles de l'art
Des milliers de foulées, enfin le beau sommet
Au-dessus d'une mer de nuages, ensoleillé.
Chengdu Parfaite Capitale et son opéra,
Derrière les bambous préserve ses gros ours pandas,
Que l'on n'oubliera pas!
Ce poème, composé le 10 mars 2011, à  l'ombre des gratte-ciels de Shanghai, espère être récompensé par l'Académie Française...

3 commentaires:

  1. Magnifique!!!
    Ariane

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  2. On croyait tout savoir, mais non : après cycliste et alpiniste un autre talent bien caché ... poète ...qu' allons nous encore découvrir ?
    Bises ,
    G.

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  3. Françoise M. a dit...15 mars 2011 à 11:55

    Fans de votre blog, nous le sommes tous. C'est un véritable bonheur de suivre vos formidables aventures relatées différemment à chaque fois, accompagnées de magnifiques photos et de vous voir très heureux.
    Vu votre forme olympique durant notre trek au Népal, fastoche les 16 000 marches sans aucun doute. Un panda dans votre sac à dos pour tenir compagnie à l'éléphant ?
    Florence pense très fort à vous et suit votre parcours avec une grande admiration.
    Bises
    F.

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