Notre première étape dans l’immense mégalopole de Mexico est une étape en or. Aurélie et Roberto nous hébergent pendant une semaine dans leur agréable appartement situé dans le quartier verdoyant de la Roma. Nous retrouvons avec joie Aurélie et Caroline nos amies d’échange en Inde à Bangalore et faisons la connaissance de Roberto, l’ami d’Aurélie, qui n’hésite pas à gagner deux-trois parties de PES11 contre Julien pour qu’il se sente comme chez lui… Même le chat fait tout pour nous mettre à l’aise, Julien en oublie son allergie passée. Balades dans le centre historique, visites des impressionnantes pyramides de Teotihuacan, de la basilique sacrée (et penchée) Guadalupe, du palais présidentiel…. Nous sommes chouchoutés par nos hôtes qui se trouvent être de très bons guides ! Au-delà des lieux incontournables, nous apprécions particulièrement les brunchs, diners, les moments de vie que nous partageons avec de vrais citadins de Mexico (appelé « el DF » districto federal) ! Deux jours seulement après notre arrivée, Aurélie et Caro nous organisent une super rando du côté du Volcan Nevado de Toluca. Un sommet à 4700m quand même. Dernier diner : foie gras, terrine, vin, glace avec mangues et fraises…. on finira cette superbe soirée avec des dizaines de fous rire en regardant nos photos de 2005 à Bangalore. Expression mexicaine qui se justifie ici : que Padre !!
Deuxième étape, Oaxaca, cinq cent kilomètres plus au sud. Une ville, ou plus exactement la posada de Guillermo, que nous avons du mal à quitter. Une médaille d’or pour ce lieu et pour la gentillesse de Guillermo, mexicain qui revient sur sa terre natale, après 15 ans passés en Espagne, pour ouvrir il y a seulement un mois cette charmante demeure. A Oaxaca, il y a le petit marché bio où il fait bon s’arrêter à l’ombre des arbres multicolores pour apprécier une tortilla maison. Il y a biensur l’ancienne cité des Zapotèques, le Mont Alban qui domine la ville. Ce lieu mythique qui parfois partage son nom avec de grands hommes… A Oaxaca, il y a surtout la casa del sol de Guillermo où l’on partage quotidiennement le petit déjeuner, un peu en famille. Où l’on partage exceptionnellement un diner avec Pepe (mexicain) et sa fiancée Nanao (japonaise) qui vivent dans le Yucatan, avec Maria et sa maman venues du DF en vacances, avec Ghislaine, artiste française venue chercher l’inspiration et biensur Guillermo et un ami. Ce diner où chacun cuisine quelque chose et où les échanges sont passionnants.
Un peu comme Esteban sans Zia, Julien sans Sandra part visiter les cités Mayas enfouies sous les Jungles de Palenque au Chiapas et de Tikal au Guatemala. Magnifiques ruines dans leur environnement naturel. Les édifices toujours rénovés révèlent la finesse de l’art Maya et les temples çà et là dédiés à l’astronomie ou à la méditation démontrent la connaissance de ce peuple en sciences. Comment imaginer qu’il y a 1200 ans l’immense cité de Tikal avec ses 125 000 habitants, aujourd’hui couverte d’une forêt dense, était la New York City de l’époque sans végétation dans son enceinte ? Tikal, encore peu restaurée avec ses dizaines de collines boisées, qui cachent des édifices oubliés et encore non déterrées, était un vrai coup de cœur.
Au sud-est du Mexique émerge la grande péninsule du Yucatan, dernière étape de notre séjour. Ici, l’on cultive l’or blanc. Pas celui qui provoque la présence de milliers de policiers lourdement armés dans les rues du Mexique, mais celui des plages paradisiaques de la côte Caraïbe. Trois jours à Tulum avec ses cocotiers, son sable blanc immaculé, son eau turquoise à 28° et l’hôtel le Diamante K (où a été tourné l’île de la tentation). Plus qu’un air de paradis! Tulum et ses temples perchés sur la falaise qui dominent une mer incroyablement bleue. Tulum et une plongée dans un cenote, sorte de grotte sous-marine où se rencontrent eau douce et eau salée dans un décor blanc lunaire fait de stalagmites. Puis, trois jours sur l’île Cozumel où nous plongeons apprécier les fonds marins avec des éponges par centaines.
Reste à venir Chichen Itza (une des sept nouvelles merveilles du monde) et nous repartons de Cancun. La cité du printemps pour les jeunes étudiants américains, plus largement la cité d’or pour les clubbers.
Avant de partir à bord d’un « grand condor », nous garderons en mémoire : le goût de cette « comida rica » hum les tacos al pastor, et autres quesadillas, tortillas, fajitas (seule la forme change, comme pour les pâtes !) ; la décontraction latine des mexicains ; les couleurs des hamacs, des maisons et des dernières coccinelles qui arpentent les rues. Un court stop à Miami, pour voir des copains et direction la terre de Tao, les Galápagos. Lâchez les dragons !